N O T E S   D E   V O Y A G E S

Burkina Faso, janvier 2009 — 11

... par
Gilbert Cujean

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Lausanne, le 16 février 2009

Me voilà donc rentré en Suisse depuis une semaine. La famille, les amis, la pile de courrier et toutes les choses à régler ont bien occupé ma première semaine, mais il me reste encore à clore cette série de «Notes de voyages» par quelques bonus...

Dans mon premier article sur mon séjour dans le nord du Burkina [Deux jours «au village» (1)], j'évoquais le délicieux «café au lait» du petit-déjeuner dans les mini-buvettes de quartiers. Pour ceux qui n'auraient pas très bien compris de quoi il s'agit, ou qui voudraient imiter la recette, voici:

1.– Le lait concentré-sucré:
un fond de verre (!).

 

2.– Le Nescafé:
deux petites cuillerées.

 

3.– L'eau chaude:
remplir le verre.

 

4.– Mélanger le tout:
vigoureusement!

 

5.– Attendre le pain beurré
(à la margarine).

6.– Déguster!
... et payer: 200 F CFA (50 ct suisses)

Lors de mon séjour à Ouahigouya, j'ai comme d'habitude, fait un tour par le stand d'un vieil «antiquaire», au marché. Lui n'était pas là, et la boutique était tenue par quelques jeunes de sa famille.

En fouillant dans l'entassement d'objets hétéroclites et couverts de poussière, j'ai trouvé sous un banc cette petite tête en terre (cuite?). Elle fait 13 cm de haut.

Je ne sais pas grand chose de cette statuette, sauf que je la trouve très belle. De quelle ethnie vient-elle? Mossi? Dogon? Autre? Est-elle ancienne ou contemporaine? Sa patine semble bien avoir quelques années...
Si quelqu'un lit ces lignes et peut me donner une piste, je suis preneur! (adresse d'e-mail en haut de page à droite)

Entre-temps: admirez!

Dimanche 1er février, seconde visite à Mouni. J'ai déjà dit l'absence de gestion et ma déception suite à la première année d'existence du moulin mécanique (Note 8).

Cette fois, il s'agissait d'amener le cahier dans lequel seront notées les dépenses et les recettes, et surtout d'apprendre aux deux seules femmes concernées et alphabétisées comment s'en servir.

On s'est réunis sous le manguier, et Abdoulaye a longuement expliqué ce que nous voulions. Puis, exercice pratique, les deux responsables ont pu simuler quelques opérations: achat de gaz-oil, encaissements de moutures, salaires des meuniers, etc.

La suite nous dira si cette formation aura été suffisante ou non.

Dans tous les cas, Abdoulaye a promis de veiller au grain (c'est le cas de dire!) et de suivre de près les premiers pas des nouvelles responsables. J'ai payé 10 litres de gas-oil pour relancer le mouvement et une expertise technique des pannes sera effectuée prochainement. Les donateurs de «Mil pour le Sahel» seront informés de la suite.

***

Et puis, j'ai fait un passage à Lèba. C'est un village de brousse, entre Gourcy et Ouahigouya, à 3 km du «goudron». Chef-lieu de commune rurale (4 à 5'000 habitants?), Lèba occupe une grande surface, avec des distances confortables entre les différentes concessions. Ces «rues» sont plantées de dizaines de nims (?) qui apportent un ombrage très agréable... et inhabituel! Cette agglomération compte 2 écoles primaires et un collège secondaire, un dispensaire, une maternité, une préfecture et une mairie, mais ni eau courante ni électricité ni téléphone fixe!

Mon ami Sayouba qui est adjoint au maire bien que résident à Ouahigouya (20 km), fait aussi partie de la famille «royale», c'est-à-dire de la famille du chef coutumier. Il m'a fait visiter son village et rencontrer le CVD (Comité villageois de développement). Lèba ne compte qu'un moulin à mil pour plusieurs centaines de familles. Il fut donc question d'un projet pour une seconde installation... Nous en reparlerons certainement dans quelque temps!

En attendant, les femmes travaillent dur sur les meules à mains —il fait plus de 40°C au soleil!— mais la bonne humeur n'est pas absente!

 

Encore deux photos insolites (pour l'Européen, bien sûr!):

Les vautours, corneilles du Burkina, ne sont jamais loin
et surveillent attentivement les tas d'ordures
ou les animaux victimes de la route

En plein Ouagadougou, ces 2 touaregs
font tout de même un peu exotiques!
Y a-t-il un permis pour dromadaire?

 

... et une anecdote cocasse:

Lors du vol Air France de retour Ouaga-Paris, on fait escale à Niamey (Niger). Il est près de 23 heures quand notre Airbus se pose sur le tarmac, roule, freine, puis s'arrête (sur la piste!). Le commandant avise alors les passagers que «ce n'est pas notre place de stationnement définitive, mais un véhicule est actuellement en panne sur le taxiway et nous attendons sont dégagement.» Heureusement qu'il n'y a pas un atterrissage toute les deux minutes!

***

Plus tard, au-dessus du Sahara, le repas avec coup de rouge, camembert et Cognac final a drôlement bien passé.
Bonjour l'Europe!

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