N O T E S   D E   V O Y A G E S

Anvers-Hambourg[-Gênes], avril 2013

... par
Gilbert Cujean

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Écrit et publié à Remoray, le 3 mai 2013

Jeudi 25 avril, 19h - La décision

On l'attendait avec une certaine anxiété, cette information sur la suite de notre voyage. Depuis notre montée à bord, l'escale de Gênes n'était pas sûre d'être honorée. L'espoir demeurait cependant, car jeudi matin, quand j'ai appelé notre agence de voyage, rien n'était encore définitif. Ce n'est que vers 19h, alors qu'on était les quatre dans notre salon pour le café, que le capitaine nous a transmis un message de la compagnie: le Rickmers Singapore n'ira pas à Gênes, mais directement à Jakarta...

L'Indonésie, c'est certainement très beau, mais c'est un peu loin pour nous! Et de toute manière, aucun passager n'est accepté pour le canal de Suez, le golfe d'Aden et au large de la «corne de l'Afrique», pour minimiser les risques de prises d'otages.

Une option serait de rester à Hambourg et d'attendre le Rickmers New-Orleans qui devrait relier Gênes après un passage par Teesport (port de Middlesbrough, entre Londres et Edimbourg). Mais cette attente qui était au départ de 5 jours (et déjà longue pour nous) s'est allongée à 8 jours car, au dernières nouvelles, le bateau passera finalement à Teesport avant de gagner Hambourg.

Notre décision a vite été prise, et à l'unanimité: dans ces conditions on interrompt notre voyage ici. Déçus et assez tristes, nous avons informé le capitaine que nous quitterions le navire vendredi matin. À notre agence de voyage, nous avons demandé d'examiner la possibilité de reprendre et de terminer notre tour en juillet-août, sur un autre navire semblable, en rejoignant directement Hambourg.

Mais avant de descendre à terre, encore quelques images de ce beau bâtiment lancé en 2003. L'extérieur d'abord:

La poupe avec le bateau de sauvetage, prêt à abandonner le navire. Le «château» où il y a les cabines, les locaux de service (cuisine, mess, salle de conférence, salle de loisirs, bar), et le pont suppérieur avec le poste de pilotage. L'échelle de coupée, seul accès à l'intérieur du navire. La proue, avec le mystérieux «bulbe» qui doit améliorer la pénétration dans l'eau et par conséquent diminuer la consommation.
Entre le bastingage et les zones de chargement, une coursive étroite permet le déplacement des hommes. Elle peut être couverte par des charges de type container ou des contrepoids. Le «poop deck» est essentiellement occupé par les gros cabestans (ou plutôt les treuils puisque leur axe est horozontal) qui tendent les amarres. Sur le pont arrière, derrière le «château», une série de (petits!) containers attendent le tri des déchets.

À l'intérieur du «château»:

Deux demi-volées d'escaliers, bien dimensionnés, relient chaque «deck» au suivant. À chaque étage, un plan montre la distribution des locaux. Notre cabine, celle de l'armateur (owner = propriétaire), est au centre de l'étage D, avec vue sur l'avant du bateau. Le couloir comme l'ensemble du bateau est impeccablement propre... et sans obstacle! Le mess des officiers où nous prenons nos repas. La photo a été prise par Julius, le «messman» philippin, gentil et prévenant.

«Pilot» et «Bridge Deck», les deux étages supérieurs:

La cheminée, à l'arrière du «château», sur laquelle est peint le pavillon Rickmers. Le «pont» dispose d'un espace dégagé, à babord, avec projecteur mobile, compas, et surtout un poste de télécommande utile pour les manoeuvres portuaires. Le poste de pilotage est vaste et totalement vitré. Les radars sont les pièces principales des instruments électroniques de navigation.

Et puis, ne pas oublier qu'on va parfois en mer (!) et qu'il peut y avoir quelques vagues, ce que nous n'avons (malheureusement?) pas pu constater. ;-))
Alors on fixe tout. Quelques exemples:

De l'anti-dérapant pour moquette sert de napperon. Pour le lecteur de DVD et la stéréo, une vis assure l'immobilité des appareils. Au «pilot deck», le barbecue (!) et le banc sont attachés à la balustrade. Dans notre chambre, une cale empêche l'armoire de bouger. Au mess, le pot de fleur a sa ceinture de sécurité.

Le capitaine m'a montré des photos de sa cabine-bureau, lors de leur récente traversée de l'Atlantique où ils ont essuyé une tempête assez violente. Impressionnant: chaises renversées, papiers éparpillés, ordinateur couché, etc. Un jour peut-être, vivra-t-on un tel événement. Quel sera alors notre état physique et psychique? Telle est la question...

N. B. — Cliquer les photos pour les agrandir!

  À suivre...

 

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