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Burkina Faso & Mali, mars 2007 — 8

... par
Gilbert Cujean

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Retour au Burkina

Ouahigouya, Burkina Faso, jeudi 29 mars 2007

Lundi dernier, c’était le retour vers le Burkina: levé au réveil du téléphone portable (une fois n’est pas coutume) à 5h30. Derniers préparatifs, et attente de 7h où Oumar et Dolo seront mes compagnons de route dans le véhicule de Prométhée, jusqu’à Koro.

Il ne fait pas trop chaud (entre 30 et 35°C) et la route est goudronnée jusqu’à Bandiagara. À Sévaré, près de Mopti, Kodio nous attend avec du courrier pour IDL.

On est à Bandiagara à 8h environ. Café au lait, pain dans une petite cafétéria sympa (que j’ai dû imposer à mes guides!). Rapide passage au prestigieux Cheval Blanc pour une dernière discussion avec Thierry Engler [*] (et Jean Bastian, le propriétaire des lieux) sur les projets un rien délirants que Kassambara avait exprimés lors du passage de Thierry à Mopti: devenir un acteur dans les télécoms et Internet pour tout le nord du Mali!... des rêves pas très cohérents, totalement démesurés et surtout ignorants totalement les réalités de la branche.

[*] Le 17 avril 2007, nous avons appris
que Thierry Engler était décédé le 5 avril,
10 jours après ce dernier entretien.

Départ du Cheval Blanc vers 9h. On prend la piste Bandiagara-Bankass, la même route que pour venir il y a 15 jours. On y croise d’abord Laure, puis Olivier, les co-gérants de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti et mes co-locataires très absents de la villa où je logeait. Ils rentrent d’une virée avec des amis.

Arrêt au sommet avant la descente de la falaise, pour quelques images. Un camion nous averti qu’il y a un accident un peu plus bas. En effet, au bas d’une côte à plus de 12%, on découvre un car renversé, avec semble-t-il un blessé sérieux et d’autres légers. Un médecin est sur place. Ils attendent l’ambulance, mais tant que personne ne paye son déplacement, l’ambulance ne bouge pas... Les négociations sont en cours, alors que la population du village du pied de la falaise (d’où vient le car) grimpe à pied vers le lieu de l’accident.
Le car montait (!) la côte quand l’accident s’est produit. Encore une vitesse qui ne s’est pas engagée et vu la surcharge et le mauvais état des freins... on repart en arrière?

Relativement prudent dans la montagne, Oumar roule comme un fou sur la piste. Je lui ai rappelé qu’il cassait le véhicule, qu’on n’avait tout le temps, que si s’était son véhicule, il roulerait certainement moins vite, rien n’y fait. Heureusement que les sièges sont confortables, car 110 km/h sur la tôle ondulée, ça craint! Un peu le Dakar!

Arrivée à Koro peu avant 11h. Le superbe Ordre de Mission, cacheté et signé par Kassambara aura été inutile car on ne nous a pas arrêtés aux quelques barrages rencontrés. Dolo a des courses pour Prométhée, Oumar va profiter de rechercher son père (accidenté dans la région).

On dépose donc mes bagages à la «station» où le minibus de Mamoudou s’arrête, je prend mon ticket et je vais me faire une bière (ou deux!) avec un porc au four dans un troquet appelé Bar Anayé, à quelques centaines de mètres. C’est certainement moins chic que «l’Aventure» (voir le trajet aller), mais autrement plus sympa!

Grande discussion avec un prof et chercheur en terratologie végétale (j’ai apris un nouveau mot!) à l’Uni de Bamako, actuellement en vacances. Ancien étudiant des années soixante en Belgique, il est peut-être un peu alccolique, mais pas ininterressant du tout et m’a posé des tas de questions pertinentes sur la Suisse et l’Europe!

Vers 13h15, je vais tout de même voir si le minibus de Mamoudou est arrivé. Toujours rien, sauf la poussière et la chaleur, vraiment intense. Il fait en effet nettement plus que les 42°C annoncés à la météo (évidemment «sous abri»), même si comme moi on choisi la partie «paillote» de l’abri plutôt que la tôle!

Il est environ 14h quand Mamoudou arrive. Une crevaison l’a retardé (à l’aller on était arrivé à midi et demi, avec la même course). Réparation des 2 roues et chargement des bagages effectué, on est enfin parti vers 15h.

L’air est brûlant (50°C?): on ne tient pas longtemps avec la main hors du véhicule, même à 60 km/h! Le vent est moins fort qu’à l’aller et il y a un peu moins de poussière. J’ai déjà parlé de la frontière, à plus de 10 km du premier village, tant d’un côté que de l’autre, et marquée par les fameux poteaux en béton. Cette fois je l’ai photographiée!

Arrivée à Ouahigouya à 17h30, après un voyage sans histoire... sauf que la roue est à nouveau crevée (réparation africaine!). Il est 18h quand j’entre au Colibri, 5 minutes plus tard, Aly m’y rejoint et 10 minutes après, c’est «Six-six» le coursier des groupements Naam qui veut me voir... pourtant, lui n’a même pas de téléphone! Comment est-il au courant de mon arrivée?

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