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Burkina Faso & Mali, mars 2007 — 7

... par
Gilbert Cujean

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En pinasse sur le Niger

Mopti, Mali, dimanche 25 mars 2007

Hier, journée de vacances! Une virée en pinasse sur le Niger pour aller rendre visite à une association de femmes soutenues par Prométhée, dans le village de Wandiaka. C’est tout de même à 2h30 de navigation en pinasse, ce qui doit faire une trentaine de km.
La pinasse est une sorte de grande pirogue à moteur. C'est une «6 tonnes» mais il y en a jusqu'à plus de 40 tonnes de charge utile. La nôtre est équipée pour promener les touristes, avec bibelots décoratifs et gilets de sauvetage EasyJet! Kodio, l’homme de terrain de Prométhée, et moi sommes seuls en plus de l’équipage formé de 4 personnes.

La pinasse est non seulement l’autocar du fleuve, c’est aussi le camion et on croise des bateau très lourdement chargés, parfois appontés à une pirogue de chaque côté, pour augmenter encore la charge. En Afrique, celui qui n’est pas en surcharge est un imbécile, que son moyen de transport soit sa tête, un vélo, un âne, une moto, un «bâché», un camion ou un bateau! Même certains avions sont surchargés, mais là le risque est majeur, voir le crash de Cotonou, il y a quelques années!

À l’aller, on navigue vers l’est, avec le courant mais contre le vent. Toujours l’Harmattan, qui ne se contente plus de soulever la poussière, mais crée aussi de petites vagues courtes et moutonnantes. Le Niger est vaste et malgré les eaux basses (et qui baissent encore), on a souvent l’impression d’être sur un lac. À bien des endroits, la profondeur est faible et les pinassiers connaissent bien le fleuve: on navigue tantôt près d’une rive, tantôt près de l’autre, pour éviter les hauts-fonds. Il y a aussi des filets que les pêcheurs tirent en pirogue et dans lesquels il ne faut pas prendre l’hélice.

À Wandiaka, une délégation des femmes nous reçoivent dans une cour. Grande discussion où je ne comprends évidemment rien si ce n’est les quelques traductions faites par Kodio. On est en territoire Bozo; quelques femmes sont Peul (parlent le fulfuldé). Outre les salutations et les présentations qui ont bien pris une heure, ce qu’elles demandent en gros, c’est plus d’aide de IDL (est-ce un lapsus de mon traducteur: on parle bien d’IDL et non pas de Prométhée!).

Photo souvenir et retour à Mopti via un groupe de bâtiments au bord du fleuve, gérés par Prométhée, et pompeusement appelés «Centre de formation en développement des capacités»! Certainement pratique pour des formations réunissant plusieurs dizaines de personnes et concernant des sujets non technologiques (un petit groupe électrogène peut fournir un peu de lumière, mais guerre plus), il comprend des chambres, un bâtiment cuisine, une paillote (actuellement sans paille!) et un jardin de démonstration pour l’agro-foresterie. Mais l’état général, comme l’enseigne, et notamment les murs en banco supporteraient un peu d’entretien...

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