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Burkina Faso, février 2011 — 1

... par
Gilbert Cujean

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Écrit à Ouagadougou, mercredi 2 février 2011 — Publié depuis Ouagadougou, le 3 février 2011

Début de voyage

Donc dimanche dernier, 30 janvier, c'est le départ à l'aube. Lausanne-Genève en voiture. C'est mon épouse qui conduit. Il fait frisquet: juste -1°C. Contrairement à mes habitudes, mes bagages ne sont pas (trop) obèses: une valise de 21 kg et un sac de 9 kg avec des livres pour une école qui iront en soute, plus une petite valise de 15 kg et un sac à dos de 5 kg que je garderai en cabine avec ce que je ne veux absolument pas perdre, dont mon précieux MacBook.

Je suis donc en progrès d'une douzaine de kg par rapport à mes voyages précédents! Ceci est principalement dû au fait que j'ai renoncé à amener avec moi un certain nombre de cadeaux, privilégiant des achats ciblés et directement utiles que je ferai sur place pour —et avec— mes amis...

Dégivrage à Genève La Dôle

À Genève, dégivrage fantomatique des ailes de l'avion avant le décollage pour Paris.

Au levé du jour, après avoir percé la couche de stratus, nous survolons La Dôle, un des sommets du Jura, près de Nyon.

Rien de bien intéressant à rapporter de l'escale à Paris-CDG. Les habituelles et interminables files d'attente, et les contrôles des passeports et de sécurité font que passer d'un terminal à l'autre (500 m à pied?) prend bien une heure. On embarquera à l'heure, mais 5 passagers manquant à l'appel, il faudra ressortir leur bagages de la soute ce qui nous mettra en retard...

Affichage CDG Dégivrage à Paris
L'avion qui est «Prévu à l'heure» décollera finalement avec plus de 60 minutes de retard... ... après un dégivrage en bout de piste (il fait -4°C).

Mais je m'aperçois que je ne fais que parler d'horaire... Mettons-nous à l'heure Africaine et laissons les choses se faire à leur rythme! Ce n'est pas évident de commuter rapidement sur le bon espace-temps. Je vais faire un effort.

Alors, on boit l'apéro, on mange (assez bien sur Air France), on dort un petit coup, on mate un film («MegaMind», plus manichéiste étasunien tu meure!)... et on se laisse fasciner par le Sahara dont seul la seconde partie est vierge de nuages.

Sud Sahara Sud Sahara

15h40 - Les nuages laissent petit à petit place aux extraordinaires reliefs qui forment le désert...

... jusqu'à l'apparition des première traces de «verdure» au nord du Niger, quand on amorce la descente - 16h00.

Et on arrive sur Niamey, escale obligatoire qui allonge le trajet de près de 2 heures. Le fleuve Niger est vraiment superbe et l'Armée française a comme par hasard un avion sur le tarmac. On est protégé!

Dégivrage à Genève La Dôle

On survole Niamey - 16h10.

Un avion de transport (et de reconnaissance?) de l'Armée française veille - 16h20.

Pendant l'escale, je me pointe à la passerelle pour respirer un peu l'air de l'Afrique et discuter avec les hôtesses. En jetant un coup d'oeil vers l'arrière, par la porte ouverte, mon regard est attiré par un objet jaune sur l'aile gauche. Je demande aux hôtesses à quoi ça sert et, pour plaisanter, si ce ne serait pas la peinture de l'Airbus qui s'écaille, car de loin, ça y ressemble.

Elles ne savent pas, mais «je vais me renseigner» me dit l'une d'elles qui part vers les premières classes. Elle revient accompagnée d'un passager, pilote à Air France, mais... sur Boeing, donc qui ne sait pas non plus, comme le chef steward et bientôt le commandant, qui se relayent tous au hublot ou à la passerelle, sans pouvoir donner d'explication.

Finalement, le commandant fait amener une autre passerelle et, accompagné d'un ingénieur de la compagnie, ils vont voir de près le mystérieux éclat. Finalement, il s'avère que ce n'était pas un autocollant comme imaginé par certain, mais bien une pièce de tôle d'environ 20x20 cm qui était en train de se détacher!

Pas essentielle au fonctionnement de l'avion, cette pièce a été carrément arrachée et un quart d'heure après on repartait pour Ouagadougou, alors que le jour déclinait déjà. Les hôtesses m'ont remercié d'avoir signalé l'incident. On se souvient en effet qu'une pièce tombée d'un appareil —bien plus grosse il est vrai— avait causé le crash du Concorde à Paris.

Remontez un peu dans cette page: sur la photo de 15h40, l'aile est lisse, alors que sur celle de 16h, le bout de tôle est déjà en train de se soulever (son ombre portée le montre bien). Mais à ce moment-là, je n'avais encore rien remarqué!

Dégivrage à Genève La Dôle

Un ingénieur d'Air France examine le problème - 17h...

... et on reprend l'air avec un bout de tôle en moins - 17h15.

L'arrivée à Ouagadougou s'est faite sans encombres. Me voilà donc prêt pour quelques nouvelles expériences africaines... que j'essayerai de raconter dans mes prochaines Notes.

À suivre...

P.S.– Vous l'aurez certainement remarqué, cette fois, les photos sont enfin «cliquables» pour vous permettre de les voir dans une taille plus photogénique!
Rappel: il y a un moteur de recherche interne au site sur la page d'index, n'hésitez pas à l'utiliser!

P.P.S.– Comme cet article est le premier d'une nouvelle série, je me permets de rappeler au lecteur occasionnel ou régulier que je lui serai reconnaissant de me signaler toute erreur ou dysfonctionnement de ce site, et que vos commentaires sont toujours les bienvenus dans les cases au bas de chaque page. [gc]

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