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Burkina Faso, 2000 — 0 à 3

... par
Gilbert Cujean

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Note concernant mes photos de l'année 2000.


De: Delta-System <delta.system@bluewin.ch>
Objet: Burkina 2000 - Message 0
Date: 16 janvier 2000 21:08:47 GMT+01:00

*** Eclépens, dimanche 16 janvier 2000

Bonjour à tous,
Ce message n'est pas un "spam" et n'a rien à voir avec de la publicité.
C'est simplement "l'avant-premier" d'une nouvelle série d'impressions de voyage que je vais essayer de vous faire parvenir ces prochains jours. Ceux d'entre vous qui faisaient déjà partie des précédentes listes d'adresses peuvent sauter le paragraphe suivant!

Pour les autres, bienvenue au club! Et voici quelques mots d'explication:
- J'ai eu la chance d'être parmi les premiers utilisateurs d'e-mail au Burkina Faso, hors de la capitale, en été 1997.
- Face aux fortes impressions laissées par ce pays et ses habitants, un peu pour ancrer mes souvenirs, un peu par auto-psychanalyse (à plus de 50 ans, tiers-mondiste convaincu depuis longtemps, je me trouvais pour la première fois en Afrique, et c'était fort), j'ai pris l'habitude de raconter mes journées à mon ordinateur et de lui confier ma découverte de ce pays d'Afrique de l'Ouest.
- Cette espèce de carnet de route, envoyé presque quotidiennement par courrier électronique à quelques amis ou membres de ma famille, a vite rempli plusieurs fonctions: montrer qu'Internet fonctionnait au Burkina Faso (non sans peine quelques fois!); donner des nouvelles aux proches restés en Europe (y compris aux proches de mes camarades de l'ONG pour laquelle nous nous trouvions au Burkina); et... laisser une trace de nos activités.
- Embryonnaire en 1997, cette recette a eu son succès à deux reprises en 1998, et je m'apprête à récidiver...

Que ceux qui ne voudraient pas recevoir d'autres messages m'avisent simplement. Que ceux qui veulent en discuter la forme ou le fond, ne se privent pas de le faire également. Quant aux redondances, à l'orthographe ou aux fautes de frappe, je vous prie d'être indulgent: le temps et le confort de relecture étant souvent aussi peu abondants que mes dons naturels sur ce sujet!
Et si vous pensez que ce carnet de route sans prétention pourrait intéresser une tierce personne, transmettez-le lui et communiquez-moi son adresse pour les numéros suivants!
Voilà.

Mon avion part de Genève après-demain matin. Je suis en train de bourrer ma valise et d'oublier un tas de choses. Quelques habits et effets personnels, des petits cadeaux pour mes amis et les amis de mes amis, des objets "de commande" dont deux pneus de chaise roulante (!) pour un handicapé sportif dont je me réjouis de faire la connaissance, une moustiquaire, une petite pharmacie de voyage, et... mon ordinateur portable (un Apple iBook fantastique!) et quelques accessoires (un Zip 250 MB pour les sauvegardes et surtout des câbles pour se connecter au secteur, au téléphone, à n'importe quelle imprimante ou sur un hypothétique réseau Ethernet).
Je pense vous envoyer mon premier message de Ouagadougou mercredi ou jeudi.
Je sais (par Internet!) qu'il fait entre 20 et 35 degrés là-bas: l'idéal!

Avec mes très amicales et cordiales salutations (ou plus selon en-tente!),
Gilbert Cujean
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De: Gilbert Cujean <cujean@fasonet.bf>
Objet: Burkina 2000 - Message 1
Date: 19 janvier 2000 09:56:06 GMT+01:00

*** Ouagadougou, mardi 18.1.00, 23h30

Bonjour!
Je suis bien arrivé au Burkina, et ce premier message vous le confirme. Mais reprenons rapidement le déroulement de cette journée de voyage.

Rude, le départ d'Eclépens dans le froid (-4 degrés) et à une heure pas honnête: 5h15! Il faut ce qu'il faut et ce qu'il faut c'est prendre le train à Morges à 5h50 pour prendre l'avion à Genève à 7h15... Décollage dans la nuit, avec 15 minutes de retard, avec tout de même une pensée pour les crash aériens de ces derniers temps. D'autant que le téléphone mobile de mon voisin s'est justement manifesté à ce moment là!
A Bruxelles, j'étais attendu par André Jadot, aussi informaticien et aussi concerné par le Burkina. Suite à une longue histoire que je ne peux pas résumer ici, il a, avec son compère Jacques Navez, assuré la formation informatique en Belgique de deux professeurs du Lycée Yadéga de Ouahigouya, en octobre dernier. Ceux-ci sont repartis chez eux avec la tête bien pleine, une station multimédia et quelques postes pour équiper leur lycée. Mais nous en reparlerons, car j'ai prévu de les rencontrer à la fin du mois.
Intéressante discussion avec André et échange de vues sur nos activités respectives et une éventuelle future association d'informaticiens intéressés par le Tiers-Monde et le développement.

L'Airbus pour Bamako puis Ouagadougou est programmé pour 11 heures. En fait il partira avec 40 bonnes minutes de retard, plein à craquer de passagers (282), de fret et de bagages. Normalement, on est "strictement limité à UN bagage de cabine par personne", mais sur ce point en tous les cas, on bénéficie déjà de la tolérance africaine.
Voyage assez long et sans histoire. J'ai été discuter un moment avec les pilotes, à 39000 pieds, à la frontière du Sahara Occidental et de la Mauritanie. Superbe et très sympa...
Après l'escale de Bamako, on se pose à Ouagadougou avec 35 minutes d'avance sur l'horaire. Il est 17h50 locales (18h50 en Europe). Est-ce dû à cette avance? Mais l'avion se promène, au pas, tout tranquillement, jusqu'à trouver une place, inhabituelle, au bord de la piste, flanc droit vers l'aérogare. Vingt bonnes minutes plus tard, les premiers passagers peuvent enfin débarquer: après un essai infructueux de placer l'escalier à droite, il a été posé à gauche... ce qui nous fait sortir de l'avion face aux prairies et à la piste. On contourne notre avion et on peut voir que la place habituelle de Sabena est occupée par Air France, d'où l'impro de tout-à-l'heure. Il fait 34 degrés et c'est forcément à l'ombre, car le soleil est en train de se coucher et il y a de la brume et de la poussière.

Je perds pas mal de temps à remplir ma demande de visa et à attendre ma valise qui devait être tout au fond de la soute. Il y a une foule pas possible dans cette zone d'arrivée trop petite, et... Malou, qui arrive en courant suivi de Mireille! (Il s'agit du fils -9 ans- et de l'épouse de mon ami Karim Ganamé, le plus burkinabè des habitants de Cossonay. Ils vivent une année pleine à Ouagadougou, Mireille enseigne et Karim fait du petit commerce.) On passe la douane sans ouvrir les bagages et... Camille est aussi là pour me souhaiter "bonne arrivée" (Lui, c'est un jeune Burkinabè dont ma femme finance les études.)
On se retrouve un peu plus tard chez les Ganamé. Il y a plein de monde.
Trois enfants et deux jeunes femmes regardent un feuilleton débile à la télé, un "spécialiste" essaie de rétablir le son sur un autre poste TV à grands coups de fer à souder, Karim, Mireille, Camille, deux amis, trois cousins... et moi: on est bien une bonne quinzaine!
Il y a finalement un peu moins de monde pour manger. On décide que je passe la nuit chez les Ganamé et que dès demain j'irai chez Augustine et Ousmane où il y a moins de passage ("... sauf le week-end" a dit Karim!).
[Là il se fait tard. Bonne nuit!]

*** Ouagadougou, mercredi 19.1.00, 6h45

Bonjour,
La nuit a été courte, pleine de bruits (je n'ai pas de vitre -mais une moustiquaire- à ma fenêtre). On doit être près de la gare et ici les train klaxonne! Mais c'est normal, je m'habituerai rapidement.
Je termine là pour aujourd'hui et tout-à-l'heure j'essayerai d'envoyer ce message depuis le bureau d'Augustine, car les Ganamé sont prudents: vu le passage qu'il y a dans leur maison, le téléphone ne peut que recevoir, pas appeler!
A la prochaine!
Gilbert Cujean
--
... en séjour au Burkina Faso [:-3)=
<cujean@fasonet.bf> ou <delta.system@bluewin.ch>
Delta-System Sàrl, PO Box 77, CH-1312 Eclépens, Switzerland


De: Gilbert Cujean <cujean@fasonet.bf>
Objet: Burkina 2000 - Message 2
Date: 20 janvier 2000 08:25:57 GMT+01:00

*** Ouagadougou, mercredi 19.1.00, 11h40
[Les dates précédées de *** indique quand j'ai rédigé le texte. Ce n'est pas nécessairement la date des événements.]

Je viens de m'apercevoir que l'Onatel (Télécom burkinabè) ajoute à l'émetteur de mes messages la mention ESF. C'est un archaïsme datant du contrat initial fait au nom d'Enseignants Sans Frontières, en 1997. Pour ceux qui ne sont pas au courant, j'ai été exclu de cette association après avoir découvert des erreurs dans la comptabilité et des budgets à envergures variables selon les destinataires et les donateurs. On m'a aussi reproché, entre autres, d'avoir installé le premier poste Internet à Ouahigouya, d'avoir fait une comptabilité complète du stage pédagogique dont j'étais l'intendant et d'avoir fait confiance à une banque burkinabè!
Mais je ne vais pas prendre le risque de faire modifier ce compte qui fonctionne!

*** Ouagadougou, mercredi 19.1.00, 18h40

Journée de prise de contact.
Après le petit déjeuner, j'ai réussi à sauver un fax que l'appareil des Ganamé avait enregistré mais n'avait pas imprimé pour cause de fin de ruban "encreur thermique". A l'africaine: il suffit de ré-enrouler le ruban et de l'utiliser une deuxième fois! Je suis fier d'y avoir pensé avant Karim qui n'y croyait pas. En fait, il semble que ce fax éjecte une page blanche à chaque fin de panne de courant, en consommant une surface de ruban correspondant. Je vous explique pas la consommation!

On se rend à pied, avec Karim, au bureau d'Augustine: Africa Link. Il y a là 3 ou 4 personnes qui font de la bureautique, de la formation, des installations. Karim qui a les clefs m'ouvre le bureau d'Augustine. Premier essai de connexion: au numéro d'accès à Internet répond une voix disant que le service est inaccessible et qu'il faut appeler les Télécom. Augustine qui arrive sur ces entrefaites nous apprend qu'il y a eu un payement qui n'est pas arrivé à temps et que cette ligne est provisoirement inapte à l'émission d'un appel. L'autre ligne de l'entreprise fera l'affaire: il n'y a pas de problème!
Le iBook a fait son effet! Et l'émulation d'un PC dans une fenêtre du Mac est aussi rapide que les Pentium d'à côté.

Karim et Augustine ont fait venir un chauffeur de taxi. On négocie la journée à 15'000 et le 15-18 heures à 5'000 F CFA (CHF 37.50 et 12.50), chauffeur, carburant, tout compris. Rendez-vous est pris pour cet après-midi, ou plutôt "ce soir", car ici le soir commence à 15 heures, après la sieste.
Augustine, qui "attend de la famille", me prend en charge à midi. On passe prendre mes bagages chez les Ganamé, et Ousmane (son mari) à son travail. Traversée de Ouaga dans une circulation incroyable, comme d'habitude, avec gaz d'échappement de toutes les couleurs, la poussière, etc. A certains moments il faut fermer les fenêtres: mieux vaut mourir de chaud qu'étouffé!
On mange chez Ousmane et Augustine: riz sauce, papaye et pastèque.

Le "soir", comme prévu, le taxi est là. C'est une Mercedes, vert taxi bien entendu. On passe à l'aéroport pour récupérer mon passeport avec un visa jusqu'au 30 avril. Je vais tester la carte bancaire de la BICIA-B que j'ai reçu après la fin de mon dernier séjour: pas de problème, le code est encore bon et le distributeur de billets fonctionne parfaitement.
Là, une petite anecdote: j'avais à peine retiré mes billets de la machine et récupéré ma carte qu'un type me demande de l'aider car il a mauvaise vue. En effet, on a de la peine à le regarder en face (à moins d'être plusieurs!).
Je me pose un instant la question d'une arnaque, mais le type a l'air sincère et me tends sa carte de crédit. Je l'enfile dans la fente prévue, il me dicte son code secret que je tape au clavier puis la somme de 200'000 (CHF 500.-!) idem. Finalement je lui redonne sa carte et il vise avec succès la tache blanche du reçu et celle un peu plus sombre des billets. Il me remercie et je lui tiens encore la porte qu'il allait prendre en pleine figure! Je vous laisse imaginer la même scène à Lausanne, Paris ou Bruxelles...

*** Même lieu, même jour, 22h30

Tentative ensuite pour retrouver la trace de Salif Zongo. Il s'agit du chauffeur de 4x4 qui nous avait emmené au parc de Nazinga avec quelques enseignantes d'ESF en juillet 1998. L'expédition avait finit de manière tragi-comique par la chute tête la première du guide depuis la galerie de la voiture sur le pare-brise qu'il avait méchamment étoilé! Malgré notre lettre de témoignage et le fax que j'avais fait au Ministère employeur du guide, personne n'a voulu croire le pauvre Salif qui en a été pour ses frais. J'ai retrouvé son patron de l'époque (c'était seulement la 3e entreprise nommée "Auto Location Service" sur l'avenue Yennenga et je ne connaissait pas le numéro!). Il m'a dit que Salif travaillait maintenant pour des chercheurs d'or à la frontière du Ghana. Est-ce vrai? Mystère, mais j'ai laissé mon adresse.

Fin d'après-midi avec une visite à mon ami Salam Kaboré. Ancien ministre de la santé du régime Sankara, il est Dr en pharmacie et possède la Pharmacie du Progrès. Il venait d'acheter un nouvel ordinateur et essayait vainement de lire ses e-mails sur Internet. En quelques clics le problème était résolu, bien qu'il ne s'agisse pas d'un Mac! [Merci à M. Vurlod, mon formateur Windows.]
Plus tard, après le repas, sur la terrasse chez Augustine, thé vert à l'africaine (préparé par le chauffeur de taxi qui est un voisin!) et intéressante émission de TV où une troupe de comédiens joue des scènes réalistes et didactiques sur le thème de la coupe sauvage du bois en forêt, de la désertification, et même d'un marché noir de bois détourné par des militaires...
Ousmane était absent, il avait une séance avec une association. A son retour, j'ai appris qu'ils essayent de constituer une association ATTAC-Burkina (promotion d'une taxe Tobin). J'étais assez content de pouvoir lui dire que je faisait déjà partie d'ATTAC-Suisse. [Pour ceux qui n'aurait pas suivi, recherchez ATTAC sur Internet, svp.]
Il se fait tard, amitiés et bonne nuit!
Gilbert Cujean

P.S.-si vous répondez à mes messages, n'incluez pas le message reçu dans la réponse, svp. Cela diminue les temps de connexion.
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De: Gilbert Cujean <cujean@fasonet.bf>
Objet: Burkina 2000 - Message 3
Date: 21 janvier 2000 10:21:35 GMT+01:00
Pièces jointes 3, 99.2 Ko

*** Ouagadougou, vendredi 21 janvier 2000, 8 h

Afrika Link, Ouagadougou Bonjour à tous,
On se lève de bonne heure ici. Le travail commence en général à 7 h ou 7 h 30. On se croirait en Suisse! La pause de midi est longue et couplée à la sieste, entre 12 et 15 h. Le "soir" on travaille de 15 h à 17 h 30.
Ceci n'est évidemment valable que pour ceux qui ont un emploi ou pour les commerces. Beaucoup de gens ont des horaires plus irréguliers (ce qui veut dire aussi plus lourds): les petits métiers de la rue, marchands à la sauvette, gargotiers, personnel de maison, etc.

Hier, je n'ai pas écrit. Mais j'ai reçu quelques messages et je vous remercie globalement. J'essayerai petit à petit de répondre à chacun. Hier jeudi, donc, la matinée a été consacrée, pour Augustine et moi à une discussion assez professionnelle.
On souffre ici des délais de livraison trop longs face aux exigences des clients (ça me rappelle quelque chose, moi qui ai attendu -en Suisse- mon iBook pendant 4 mois!!!). Il semble que ces clients apprécient surtout les marques connues (IBM, Compaq, Dell). Ces derniers temps, on doit faire face à des problèmes de qualité: un portable et deux écrans viennent d'être renvoyé au distributeur comme DOA (Dead On Arrival = mort à réception). Ce qui est grave, c'est que ce distributeur est en France! D'où des délais supplémentaires et des frais qui, bien que payés sous garantie par le fabricant, doivent bien se retrouver quelque part dans les prix.
Les prix, parlons-en! A la douane, une taxe de 32% est perçue, y compris la TVA de 18%. A ceci s'ajoute le transport en fret aérien, à 7 ou 8 francs suisses par kg. La marge de revendeur est couramment de 15% (le double de chez nous!), voire plus... mais on doit souvent donner 10% de pot-de-vin à l'acheteur du client! Dans les administrations et services publiques, c'est systématique, plus rare avec les ONG, pratiquement inexistant avec les étrangers (Augustine est en affaire avec des Japonais, par exemple: c'est parfait!).

Afrika Link, Ouagadougou Etonnamment, les heures de technicien d'installation (ici on dit "maintenancier") sont facturée 17'000 F CFA TTC, ce qui représente CHF 42.- donc un facteur 2 à 4 par rapport à la Suisse alors que les salaires sont plutôt dans un rapport de 15 à 25! Il n'y a pas de mystère: le différentiel est créé par l'écart de productivité. Ici, on attend beaucoup sans rien faire, le rythme de travail est moins soutenu (à 36 degrés, on comprend!) et les heures facturées sont moins nombreuses. Sur un autre plan, on bénéficie certainement de la "chèreté" générale de l'informatique dans les pays en développement. Jusqu'à quand?
Un problème est aussi lié au manque chronique de formation des utilisateurs. Les appels sont nombreux, durant l'année de garantie, parce que "ça ne marche pas!", alors qu'en fait il s'agit de fausses manipulations ou d'ignorance. Ce temps perdu ne peut pas être facturé, sous peine de perdre les clients...
Voilà pour le premier contact avec une réalité d'ici. Le sujet doit encore être approfondi.

Avant la sieste (après le riz-sauce, donc!), j'ai installé une moustiquaire sur mon lit. La première nuit chez Ousmane, j'ai été ennuyé par des moustiques, malgré le produit répulsif. Ils ne sont pas très nombreux, car le temps est sec, mais il suffit d'UN moustique volant près de votre oreille pour gâcher une demi-heure de repos. Maintenant ça ira mieux. Ousmane et Augustine ont été impressionnés par le bricolage: crochets vissés au plafond et cordelettes en nylon: la classe!
L'après-midi a été relax, courrier électronique et quelques photos... et on cause de tout et de rien.

Salam Kaboré (le pharmacien) est venu chercher mon ancien téléphone mobile pour l'essayer car les appareils d'il y a quelques années sont peut-être plus sensibles que les actuels (ici, il n'y a pas des antennes tous les 15
mètres!). J'en ai profité pour lui présenter Augustine... qui est la femme de son copain Ousmane mais qu'il ne connaissait pas encore!
A 17 h 30, Camille arrive sur le porte-bagage d'un copain motorisé. Je leur offre un jus à la buvette du cinéma qui est juste à côté de chez les Ganamé.
Le cours d'ethnologie comparée est extraordinaire. Sujet: les fiançailles et le mariage. Eux m'explique comment ça fonctionne ici et moi je leur raconte la Suisse. Puis arrive Karim pour le compte rendu des travaux pratiques, lui qui a épousé une suissesse. On a bien ri.

Marchand de volailles, Ouagadougou De retour chez les Ganamé pour le riz-sauce du soir (!), je me trouve nez à nez avec... "Rado". En 1998, il avait été mon chauffeur et guide avec une vieille Peugeot 504 ramenée de Suisse. C'est un (demi-)frère de Karim. Il est actuellement chauffeur contractuel au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), en mission hors de Ouaga... mais en visite chez Karim! C'est un des noirs le plus noir que je connaisse: de nuit on ne voit que ses yeux et ses dents, mais je le reconnaîtrais entre mille!
Plus tard, j'ai fait la connaissance du responsable d'ECLA à Ouagadougou: Mahamadi Rabo. Je dois le voir vendredi à 15 heures: je vous donnerai des détails la prochaine fois.

[Je joins quelques photos: Augustine et Mathieu le "maintenancier" sur la porte d'Africa Link; le bureau vu de dedans -pas de mobilier inutile!-; un marchand de volailles, devant le bureau. Mon appareil n'est pas très perfectionné et il date de 4 ou 5 ans, les photos ont été vite faites, mais elles ne "pèsent" pas trop lourd pour l'envoi par Internet.]
Bien amicalement,
Gilbert Cujean
--
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