N O T E S   D E   V O Y A G E S

Tilbury-Anvers-Cotonou, septembre 2013

... par
Gilbert Cujean

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Texte écrit le jour-même ou les suivants, photos du jour, page publiée de Lausanne, le 13 octobre 2013

Mercredi 9 octobre 2013 (Lomé sécurité)

Et voilà: dernier jour à Lomé. Matinée à faire les valises. Jean-Jacques nous file une valise dans laquelle notre petite entre tout juste. D'une pierre deux coup, on amène une valise de Jean-Jacques à Lausanne où il en aura prochainement besoin et la nôtre est protégée.

Je fais juste encore un tour sur la plage, histoire de ramener un peu de sable car on connaît des collectionneuses.

9 octobre 2013
9 octobre 2013
9 octobre 2013
... un dernier regard sur la plage de Lomé.

Le mercredi soir à l'aéroport de Lomé, il y a presque simultanément l'un des 4 vols hebdomadaires d'Air France et l'un des 2 vols hebdomadaires de SN Brussels. Ça peut faire beaucoup de passagers et de bagages en concurrence, et vu le nombre de contrôles et l'organisation parfois aléatoire, Jean-Jacques nous conseille de nous rendre assez tôt sur place. J'ai déjà nos cartes d'embarquement, créées par Internet, il ne reste qu'à enregistrer les bagages, soit nos deux valises en soute.

Le décollage est prévu pour 22h50. On arrive donc à l'aéroport vers 20 heures. On quitte Jean-Jacques devant l'entrée. Merci pour tout et à bientôt en Suisse! Premier contrôle, pour entrer dans la zone d'enregistrement: il faut montrer passeport et billet ou carte d'embarquement. En me rendant mon passeport, le planton a le toupet de me dire: «... et il n'y a pas un petit cadeau pour moi?». Inutile de préciser qu'il est mal tombé, je l'ai envoyé péter et il a eu de la chance que je n'aie pas de temps à perdre, car sinon je faisait appeler son supérieur!

Pas de problème à l'enregistrement des bagages, ni à «l'Immigration» (drôle d'appellation pour une sortie du pays!). L'organisation semble bien au point et il n'y a pas d'attentes inutiles.

Arrivés au contrôle de sécurité de la police togolaise, c'est le grand cinéma et l'attitude des petits chefs frise l'arrogance. Je dépose innocemment dans le «bac à bricole» le mini canif-clé USB-lampe-stylo publicitaire de BRP que Sylvain m'a donné. Il a passé de la même manière le contrôle à Genève au départ pour Londres. Voyant cette arme dangereuse amenée par un non moins dangereux desperado, le sous-officier le saisit et me dit que ça ne peut pas passer. Il faut préciser que l'objet mesure 15 x 18 x 60 mm hors tout, et que la lame fait 3 cm et demi de long et un demi de haut. Je tente une négociation, même avec insistance, rien n'y fait. «Allez voir la Compagnie!» me dit-on finalement.

Je recherche donc un représentant de SN Brussels dans la zone de départ et finis par me faire envoyer à l'enregistrement des bagages, pour placer mon arme dans ma valise. Je repasse donc la sécurité en marche arrière, récupère l'objet au passage, passe également l'Immigration dans le mauvais sens (sauf en français!) et avise un agent de SN Brussels à l'enregistrement. Je lui remet l'objet du délit et ma carte d'embarquement. Il me dit qu'on va m'emmener vers mes valises et je m'aperçois alors que les clés desdites valises sont dans mon bagage de cabine, resté avec Françoise dans la zone de départ!

Qu'à cela ne tienne, je dis au gars de patienter quelques minutes et je retraverse en direction de l'Immigration (sourire gêné et brève explication), repasse la sécurité en déposant les bricoles dans le panier (explication rapide), dépose les bricoles auprès de Françoise pour éviter le prochain contrôle, ramasse les clés des valises et... nouveau trajet en sens inverse!

De retour à l'enregistrement, je ne retrouve pas le gars de tout à l'heure. Après quelques minutes de recherche, on m'indique qu'il est dans le bureau de la Compagnie. Finalement, celui-ci me rend ma carte d'embarquement: «Vous n'aurez qu'à demander votre clé USB au type qui sera au pied de l'avion, il vous la rendra.» «– Ici à Lomé ou à l'arrivée à Bruxelles?» «– Non. non, ici à Lomé. Au revoir Monsieur, bon voyage!»

9 octobre 2013

Donc re-passage des différents postes du rallye, pour la 3e fois dans le bon sens, avec commentaire un peu moqueur à l'intention du contrôleur togolais.

Et après un nouveau et dernier contrôle-fouille à la porte d'embarquement par des employés Air France et SN car personne ne fait confiance aux guignols précédents, nous attendons un moment et embarquons dans un car pour faire les 150 m qui nous séparent de l'avion. Comme prévu, je récupère alors le petit cadeau publicitaire de BRP. Quelle saga, mais ça fait passer le temps!

On décolle finalement avec 20 minutes d'avance sur l'horaire. Tout le monde était certainement là à l'heure. Un vol d'un peu plus de 6 heures commence. Le repas n'est pas terrible, la place est restreinte, le bruit est lassant... on regrette déjà nos bateaux: le Grande Atlantico et le Galion!

9 octobre 2013

 

 

À suivre...
(Rappel: les images sont «cliquables»)

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