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Deux ONG béninoises

Africa Peace, mai 2003

«Nous ne sommes pas que relève de demain. En tant que jeunes, nous sommes d’abord co-acteurs du présent et c’est dès maintenant que nous devons travailler à vos côtés pour sécuriser cet avenir que vous nous promettez: nous en sommes pleinement conscients et ne demandons que votre soutien. Aidez-nous à réaliser notre rêve d’un Bénin sans guerre, sans violence, sans exploitation des enfants, notre rêve d’un Bénin dont la paix et la stabilité politique demeurent des exemples suivis et à suivre partout en Afrique et dans le Monde. [...]» (Daniel Edah, directeur exécutif, ONG Africa Peace)

À fin 2001, DeltaLink a choisi l’ONG Africa Peace sur dossier pour être bénéficiaire d’un «Carton du coeur» informatique. Six ordinateurs, deux imprimantes laser et du matériel de connexion en réseau ont ainsi été offert, par les membres et amis de DeltaLink, à cette association qui nous avait été signalée par Ynternet.org.

Le siège d’Africa Peace est sur le territoire d’Abomey-Calavi, dans la banlieue ouest de Cotonou. Les rues ne sont plus goudronnées, mais on échappe pour quelques instants à l’incroyable pollution atmosphérique du centre-ville. Le matériel informatique de DeltaLink n’a pas été utilisé pour monter un cybercafé, comme prévu à l’origine (obtenir une ligne téléphonique peut prendre plus d’un an si on refuse de graisser la patte des fonctionnaires!), mais il est utilisé à l’interne pour des formations, pour l’administration de l’ONG et pour la gestion d’une bibliothèque en création.

Daniel Edah et son équipe viennent d’organiser un séminaire sur «La formation des jeunes à l’édification de la paix» qui a réuni des personnalités de tous horizons (gouvernement, enseignement, ONG, etc.). D’ailleurs, pendant que j’étais sur place, M. Michel Gaudé, délégué du HCR pour le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo a rendu visite à Daniel Edah. Il venait s’informer des actions d’Africa Peace par rapport aux (enfants) réfugiés, et s’excuser de n’avoir pas pu participer au séminaire.

Les projets ne manquent pas pour ces jeunes béninois motivés et dynamiques: éducation à la santé, formation en rapport avec l’informatique et Internet, consolidation de la démocratie et de la paix sociale, participation à la société civile et aux débats sur l’avenir de du Bénin, de l’Afrique et du Monde. La plupart des militants sont totalement bénévoles et travaillent à côté pour gagner leur vie (enseignants, informaticiens, etc.).

Le développement d’un site Web est en projet et, en fin de soirée ce 27 mai 2003, une première étape symbolique a été franchie grâce à ma carte de crédit: la réservation du nom de domaine «africa-peace.org». La première mise en ligne devrait se faire depuis la Suisse, lors de la visite que Daniel Edah doit nous faire à fin septembre prochain. L’objectif est donc fixé!

Ci-dessus: Daniel Edah est un communicateur convainquant. À droite, avec M. Michel Gaudé, délégué du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.
Ci-dessous:

À gauche: Le siège d'Africa Peace.

À droite: Une partie du matériel offert par DeltaLink.

Au centre: Clotaire, Eric et Parfait, devant Daniel et moi: la photo souvenir...

Légendes des photos:

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P. E. B. Co, mai 2003

P. E. B. Co est l’abréviation de «Programme d’Épargne/Crédit à Base Communautaire». Il s’agit d’une branche de l’ONG Bethesda, d’origine allemande. Celle-ci comprend de multiples activités dont des dispensaires, et DCAM (Développement Communautaire et Assainissement du Milieu) qui est sous mandat des autorités pour organiser la gestion décentralisée de certains quartiers de Cotonou. Cela comprend la récolte des ordures et la conscientisation de la population sur les problèmes d’assainissement et de santé.

DeltaLink a livré du matériel à DCAM en juillet 2001 et celui-ci est entre autres utilisé pour l’informatisation de P. E. B. Co. Cette petite structure de microfinance est en effet informatisée de manière très performante, avec un ordinateur à chacun des 3 guichets, des postes dans les bureaux et un serveur, tous en réseau. Un logiciel a été développé sur mesure par un informaticien local et permet de travailler en «temps réel» sur les comptes des clients. Pour la taille de la banque, c’est tout à fait remarquable!

L’activité de P. E. B. Co est basée sur les deux constatations suivantes (citation d’un prospectus):

«C’est la pauvreté ou plus précisément le manque d’argent et non pas l’ignorance qui est bien souvent la cause réelle des graves maux dont sont victimes les populations (malnutrition, maladie, chômage et même décès).

Pendant que certains membres de la communauté manquent de tout et n’auraient besoin que de très peu de chose (moyens financiers) pour changer radicalement leur situation, d’autres membres de cette communauté locale sont capables d’épargner des portions de leurs revenus.»

L’idée est donc de créer un système d’appui pour des activités génératrices de revenus, sous forme de micro-crédits financés par l’épargne.

Les dépôts rapportent aux épargnants des intérêts annuels de 3% (dépôt à vue) à 6% (plus de 24 mois).
De leur côté, les crédits coûtent de 1.8% à 2% d’intérêts mensuels. La durée des prêts vont de 7 à 24 mois et leur montant de 25’000 à 5’000’000 F CFA (CHF 60.- à 12’000.- env.). Pour prétendre obtenir un prêt, il faut avoir un compte d’épargne depuis 6 mois avec au moins 1/3 de la somme demandée.

Les pauvres n’étant pas plus malhonnêtes que les riches (bien au contraire!), les mauvais payeurs sont semble-t-il moins nombreux chez P. E. B. Co qu’à la Banque Cantonale Vaudoise… et à Cotonou, il serait évidemment inutile de faire appel à l’aide des contribuables par Gouvernement interposé!

En haut: Les guichets côté clientèle.
Au milieu: Marc Nounagnon, directeur de P. E. B. Co.
En bas: Les postes des guichets, côté opérateurs (hors des heures d'ouverture!).

Légendes des photos:

[Lomé (Togo), 3.6.2003]

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