N O T E S   D E   V O Y A G E S

Tilbury-Anvers-Cotonou, septembre 2013

... par
Gilbert Cujean

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Texte écrit le jour-même ou les suivants, photos du jour, page publiée de Lausanne, le 12 octobre 2013

Lundi 7 octobre 2013 (Visite à Joseph Amedokpo)

En 2004 puis en 2006, j'avais rencontré Joseph Amedokpo, artiste-peintre à Vogan, ville de province à une quarantaine de kilomètres de Lomé. La première fois, Françoise était déjà avec moi et, dans le projet de ce voyage, nous désirions lui rendre visite lors de notre passage au Togo. Malheureusement, l'adresse e-mail que j'avais n'est plus valable. Après quelques vaines recherches depuis la Suisse, par des galeristes ou autre centres culturels, j'ai demandé à Jean-Jacques d'activer son réseau. Puis nous avons embarqué sans autres nouvelles...

7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013

Et, surprise, la réponse n'est pas venue de Togolais qui pourtant «connaissaient Vogan comme leur poche», mais de Yves, un coopérant français expert en projets éducatifs. Il a appelé un inspecteur scolaire de Vogan qui, comme par hasard connaissait bien Joseph. Hier, j'ai donc pu l'appeler et il m'a bien reconnu! On a fixé notre visite chez lui pour ce matin à 11 heures.

C'est à nouveau «Jo le taxi» qui nous conduit. On a choisi la route «par les phosphates» qui était annoncée comme peut-être inondée mais avec moins de trous que l'autre qui passe par la côte et Aneho. Peut-être a-t-on bien fait? Le temps est au sec et il y a effectivement peu d'eau sur la route, mais les trous et ornières sont assez profonds pour qu'on mette près de 2 heures pour faire un peu plus de 40 km.

7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013

Joseph Amedokpo

et

«Jo le taxi»
(le géant débonnaire)

7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013

En arrivant à Vogan, encore fallait-il trouver notre peintre! Lors des premières visites, je n'avais pas été attentif à la situation. Je me souviens bien d'une rue en pente, mais de rien d'autre et impossible d'appeler Joseph: son téléphone n'a pas de réseau ou est éteint. On prend donc une rue qui descend légèrement, en direction de la «cathédrale» (en tous cas c'est une assez grande église). Ça ne me rappelle pas grand'chose, alors on s'arrête et on demande à un jeune qui tient une boutique de secrétariat-photocopie. Bingo! Il connaît Joseph et ce dernier n'habite pas loin. Une fillette nous sert de guide... et voilà!

Joseph n'a pas changé, il se porte bien et peint toujours, mais «slow, slow» comme il dit: sans précipitation et avec un grand soin du détail. Joseph est anglophone car il a passé son enfance et ses études au Nigeria. Nous lui avons apporté une assez large série de pinceaux et un bloc d'une dizaine de toiles. Il tâte du doigt les brosses et juge immédiatement qu'elles sont de qualité supérieure aux «chinoiseries» qu'il a achetées à Lomé,... même si les nôtres viennent aussi de Chine!

On passe un moment dans son «atelier» qui doit faire moins de 9 m2, puis on sort en ville à la recherche d'un maquis. On tombe d'abord sur trois endroits fermés le lundi (!) avant de s'asseoir dans un coin idyllique et aéré, à l'ombre de grands arbres. On peut juste se désaltérer, mais la cuisine est aussi fermée! Je plaisante: «Vogan people don't eat on Mondays!» [Les gens de Vogan ne mangent pas le lundi!]. Jo le taxi, qui fait la connaissance de Joseph, est rapidement charmé par ce petit bonhomme «qui parle franchement», sous-entendu contrairement à la plupart des Togolais! Après cette bière apéritive, Joseph nous conduit dans un hôtel, étrangement situé derrière la prison civile (!), mais où on peut enfin se faire une belle assiette de spaghettis bolonaise.

On quitte finalement Joseph vers 15h30, après lui avoir commandé 2 petits tableaux (30x30 cm), à son goût, que je lui paye d'avance et qu'il déposera au Galion quand il aura terminé, il n'y a rien qui presse. Et tout ragaillardi, il est allé tout droit régler sa facture d'électricité avant qu'on lui coupe le jus...

7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013
7 octobre 2013

Au retour, par la même route défoncée, on s'arrête quelques minutes pour que je photographie un superbe et très grand kapokier (ou fromager!). Puis on devance un train de mine transportant des «phosphates», une des richesses du sud du Togo, mais dont les bénéfices ne passent visiblement pas dans le budget de l'entretien des routes!

7 octobre 2013

Cette route chaotiques nous a épuisés. À l'arrivée au Galion on s'écrase pour une sieste retardée, jusqu'à 19 heures passées. Jean-Jacques nous convainc d'aller manger des saucisses en ville (les meilleures de Lomé!), mais comme fait exprès: ce soir il n'y a pas de saucisses! Alors ce sera des nems chez un Vietnamien...

7 octobre 2013

Françoise,
Joseph,
Mickey,
et votre serviteur.

 

À suivre...
(Rappel: les images sont «cliquables»)

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