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Anvers-Hambourg[-Gênes], avril 2013

... par
Gilbert Cujean

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Écrit et publié à Remoray, le 1er mai 2013

Jeudi 25 avril, 0h à 2h — Accostage à Hambourg

Après plus de 4 heures de remontée de l'Elbe et d'une entrée qui n'en finit plus dans le port, il est minuit et nous allons vivre les 2 dernières heures de pénétration dans ce labyrinthe ainsi que la manoeuvre d'accostage. Précision et patience sont deux qualificatifs importants dans cette opération lente et minutieuse qui amène notre cargo de plus de 40'000 tonnes à se poser délicatement contre les pare-battages du quai, après plusieurs virages serrés et des passages étroits que je ne pensais pas possibles [voir la fin de cet article].

Les photos sont peu démonstratives, si ce n'est pour l'ambiance nocturne un peu surréaliste de cette arrivée...


 
Et d'abord ces images d'un de nos deux remorqueurs, celui de poupe. Il aide le navire à «braquer» quand la vitesse trop faible ne donne plus assez de force au gouvernail. Il contribue aussi au freinage de cette énorme masse et, finalement, c'est lui qui a tiré le Rickmers Singapore sur les dernières centaines de mètres avant l'abordage.
 
L'activité nocturne du port est incroyable. Il y a des projecteurs partout, des véhicules avec gyrophares, et les fameux portiques à containers qui travaillent sans discontinuer (pour mémoire, il est environ une heure du matin).
Notre bateau longe lentement des kilomètres de quai, passe toujours très majestueusement sous un pont autoroutier ou à proximité d'une usine Airbus avec un gros avion sur son quai [ne cherchez pas, la photo était trop mauvaise!].
Il fait un peu frais, mais le temps est beau et la découverte magnifique.

Un peu plus tard, alors qu'on a fait un joli «retournement», on progresse en marche arrière, tiré par notre remorqueur. Un pilote et son adjoint ont relayé le pilote précédent. On est à vitesse très réduite, le moteur est débrayé et seule une hélice d'étrave électrique (perpendiculaire à l'axe du bateau) est brièvement actionnée de temps en temps par le capitaine, et uniquement sur ordre du pilote...

Le remorqueur qui nous tire par la poupe semble vouloir s'engager dans un passage particulièrement étroit, sous un pont-levis... heureusement déjà levé!
Passera, passera pas?
Passera, évidemment!
Mais il ne devait pas y avoir plus de 5 m de chaque côté! Magnifique travail des remorqueurs et remarquable coordination par le pilote, juste à coups de quelques ordres brefs dans son talkie-walkie.
Et le pont-levis redescend derrière nous.

Il ne reste plus qu'à viser le quai, à s'arrêter, et à lancer les amarres!

Il est 2h du matin, nous sommes à Hambourg.

 

N. B. — Cliquer les photos pour les agrandir!

  À suivre...

 

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