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Burkina Faso, Togo, février 2008 — 4

... par
Gilbert Cujean

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Lomé, Togo, le 22 février 2008

Voilà encore bien 8 jours sans nouvelles sur ces Notes de voyages et je prie une nouvelle fois mes fidèles lecteurs de m'excuser. Je vous avais habitués à plus d'assiduité mais cette fois je suis un peu dépassé par le temps, ce paramètre tellement omniprésent en Afrique.

On en était resté au 14 février, avec notre voyage de retour de Bobo Dioulasso vers Ouaga. Voici quelques repères sur la suite avec une photo par jour —dur, dur, la sélection!— juste pour calmer les plus impatients. Mais c’est promis, il y aura quelques articles un peu plus «fouillés» dans quelque temps... certainement après mon retour en Suisse.

Edith, à Boromo (mi-distance entre Bobo Dioulasso et Ouagadougou, jeudi 14 février).
Elle passe auprès des femmes qui vendent nourriture et boissons à la gare routière pour récolter les cotisations d'une «tontine». À coups de tout petits montants, soigneusement reportés sur son grand livre, la «tontine» permet à ses membres de disposer d'un capital pour faire un petit investissement (sorte de micro-crédit) ou pour assumer un aléa de la vie, maladie, accident ou funérailles d'un proche...

Vendredi 15 février
Avec Françoise et Jacqueline, visite du Centre artisanal et rencontre avec quelques artisans et artistes. Visite aux bronziers et antiquaires, puis à Papa Diop, un peintre-philosophe que je connais de voyages précédents. Le soir, repas en musique avec orchestre au «Jardin de l’amitié», avec Djibril et Rouki son épouse.

... Comme quoi tout reste possible au pays de la sécheresse!

Samedi 16 février
Préparation des bagages pour les 2 voyageuses, repas de midi chez Michelle et Salam, le pharmacien de Pissy (quartier ouest de Ouaga). Enregistrement des bagages, derniers achats entre autres à mon ami Touareg Ahmed, et mon épouse et notre amie ont repris l’avion pour le froid.

Les vendeurs ambulants sont très nombreux à Ouagadougou comme dans tous les pays où le secteur «informel» offre aux plus pauvres des possibilités de survie grâce aux petits boulots.
Mais vendre une tente de camping de maquis en maquis, je ne l'avais encore jamais vu!

Dimanche 17 février
À mon tour de préparer mes bagages, et déplacement de Ouaga à Fada N’Gourma, petite ville du centre est du Burkina Faso, à 220 km de la capitale. Mon ami Aly m’y attendait à la gare routière.

La savane à travers la fenêtre du car de Fada.
L'autocollant filtrant les rayons solaires, dans un triste état,
semble montrer un profil simiesque que seul le hasard a pourtant pu dessiner.

Lundi 18 février
Journée à Fada, avec visite à la famille de Aly et à l’école de son fils Hamidou dont le second prénom est... Cujean! En fait, à l’école, il n’est connu que sous ce prénom. Visite aussi de la station de traitement des eaux où Aly est employé, ainsi qu’à la seconde personne que je connais bien à Fada: Joseph, le responsable du Central téléphonique. À noter que depuis la veille, une partie du Burkina (dont Fada, bien sûr!) est privée d’Internet à cause d’une rupture de la fibre optique qui traverse la Côte d’Ivoire.

La classe de CP2 de Hamidou (appelé «Cujean» à l'école, debout au fond, en rouge).
Il y a plus de 80 élèves et heureusement 2 enseignants... et 3 stagiaires.
L'établissement scolaire compte 12 classes pour près de 1'000 élèves!

Mardi 19 février
Réveil à l’aube et départ en car pour Koupéla (80 km). Changement de car pour prendre la route méchamment défoncée qui mène à Cinkassé, à la frontière du Togo (env. 150 km). Après un passage de douane à motos (une pour moi une pour les bagages), j’ai attendu presque 3 heures que le taxi-brousse qu’on m’avait désigné soit plein pour partir vers Kara, à plus de 260 km. Et plein, c’est plein: un minibus de 9 places avec 13 passagers, 3 enfants, le chauffeur, et plein de bagages dans le coffre et sur le toit! À Kara, mon ami Jean-Jacques m’attendait avec sa voiture. Bon souper et hôtel confortable.

Le taxi-brousse que j'ai emprunté de Cinkassé à Kara, lors d'une halte pour déposer des passagers, peu avant la fin du trajet. À l'exception de la fille et de ses pastèques, tous le monde, les bagages et le photographe se trouvaient dans le véhicule où il y a encore 4 personnes et 3 enfants...

Mercredi 20 février
Départ avec Jean-Jacques pour les 420 km qui séparent Kara de Lomé. Arrivée au Galion (l’auberge tenue par Jean-Jacques) en début d’après-midi. Retrouvailles avec le personnel et quelques habitués que je connais. La connexion ADSL/128 à Internet est momentanément coupée.

Dans la célébre montée d'Alédjo, les poids lourds montent (et descendent!) en première.
Souvent, comme ici, les aides-chauffeurs en profitent pour se dégourdir les jambes,
donnant une bonne indication de la vitesse des véhicules!

Jeudi 21 février
Début des choses «sérieuses» à savoir l’inventaire et la liquidation du stock de matériel informatique amené il y a 3 ans et demi (!) par DeltaLink à Graphic Import (entreprise sur le déclin dont Jean-Jacques est propriétaire). Mais avant tout, une connexion à Internet par modem pour régler les «urgences» de ces derniers jours! Et même plus de photo vraiment originale...

Vendredi 22 février (aujourd'hui)
Suite du travail à Graphic avec ses 3 employés «mous mais honnêtes» comme dit Jean-Jacques. Et au Togo, mou c’est mou, je peux vous le garantir!
Et ce soir, c’est la musique au Galion! Je n’aurais certainement pas encore le temps de pondre un article sérieux avant quelques jours, alors...

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