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Burkina Faso & Mali, mars 2007 — 4

... par
Gilbert Cujean

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Bonjour Mali !

Mopti, Mali, mardi 13 mars 2007

Samedi, c’était le départ de Ouahigouya. Il n’y a semble-t-il plus de car qui vont sur le Mali et mes amis m’ont dirigé vers un ancien convoyeur d’une compagnie qui s’est mis à son compte: Mamoudou. Il a un minibus en excellent état et contrairement à ce que je pensais, nous sommes partis presque à l’heure et sans faire le plein des 10 places possibles. Quelques personnes sont montées ou descendues en cour de route, mais je me suis trouvé seul à côté du chauffeur sur la plus grande partie du trajet: le grand confort!

D’autant plus qu’il conduisait très sagement à 60 km/h sur cette route en terre qui mène vers Thiou (encore au Burkina) et Koro (déjà au Mali), à près de 100 km. Par rapport à ce que j’ai connu comme routes au Niger et dans le nord du Togo, celle-ci fait plutôt genre autoroute, avec juste un peu de «tôle ondulée» et quelques rares nids de poules. Une vraie promenade d’un peu plus de 2 heures, arrêts police et douane compris.

Une poussière rouge est soulevée par un Harmattan assez violent et limite la visibilité horizontale à moins d’un km. Heureusement, le vent est latéral et chasse rapidement l’écran opaque dégagé par les poids lourds. Le dépassement est un plongeon dans le nuage, sans aucune visibilité, sur la seule confiance du clignotant du «gros cul» (image de gauche).
Les routiers sont sympas... et rares, ce qui est bien agréable malgré tout!

La frontière passe au milieu de nulle part, seulement signalée par une série de poteau en béton de 2 m de haut et distants d’environ 100 m.

Quelques kilomètres plus loin, au contrôle de police (photo), il me semble que Mamoudou a «négocié» l’entrée d’un passager qui n’avait pas le vaccin (fièvre jaune). À la douane, aucun problème, on n’ouvre même pas les bagages, mon imprimante laser, bien visible sur le toit ayant focalisé l’attention du douanier. L’explication sur sa destination en insistant sur la gratuité l’a rapidement convaincu... même sans «négociation»!

Arrivé à Koro à midi et demi. Le pick-up de l’ONG Prométhée m’attendait, avec le jeune chauffeur Oumar et Kodio, un des cadres de l’Association. Les bagages transférés, il ne restait plus qu’à se désaltérer. On se rend donc à l’«Aventure», sorte d’auberge-restaurant-bar au décor éthno-kitsch un peu facile. Il n’ont même pas de grandes bières, et les prix sont nettement plus élevés qu’au Burkina! Je n’ai pas l’habitude des lieux touristiques africains, mais on est en Pays Dogon, il faudra bien que je m’y fasse...

De là, départ pour Bandiagara, à plus de 100 km/h: «c’est à cause de la route, sinon tu casse!» me dit Oumar, faisant allusion à la tôle ondulée. Je lui ai imposé tout de même un 90 km/h... qu’il n’a pas respecté bien longtemps! Puis c’est la montée de la falaise. Il a bien fallut ralentir, avec des côtes entre 8 et 12%, souvent bétonnées, étroites, zigzagantes, avec demi-lunes pour les croisements. Un paysage de chaos rocheux, un peu entre le Valais et les Causses français, assez grandiose par endroit.

À Bandiagara, un arrêt au Cheval Blanc s’impose (hôtel réputé à l’architecture originale, faites de magnifiques sphères de pierres, tenu par un Suisse). J’y ai fait connaissance avec un autre Suisse, Thierry, résident et surtout connaisseur en informatique. Le contact est établi et une éventuelle collaboration avec l’ONG Prométhée est esquissée...

Puis c’est le goudron jusqu’à Mopti que nous atteignons en début de soirée, retardés par un contrôle de police: le véhicule n’a pas de carte grise. Celle-ci est attendue depuis des mois, mais le gouvernement ne les délivre pas et l’autorisation provisoire de circuler n’est plus valable. Remarque: il paraît que les cartes grises viennent de France (je me demande bien pourquoi?) et j’ai entendu exactement la même histoire au Togo, l’année dernière. Étrange, non?

À l’arrivée à mon «pied-à-terre», deux pièce et WC/douche dans une villa, Kass le chef de l’ONG Prométhée m’attendait pour faire connaissance.
Les autres locataires de la maison, un couple de Français et deux couples de leurs amis, rentrant d’une randonnée à pied dans le pays Dogon, m’invitent pour le repas du soir: confit de canard et Bordeaux. J'aurais pu tomber plus mal(ien)!

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